Alimentation symétrique 4b

Caractéristiques principales

Tension : +/-53 V
Courant : 3 A
Régulée : Oui

Cette réalisation a été conçue pour un amplificateur audio de puissance requérant une alimentation symétrique de +/-53 V (+/-56 V maximum), et pour lequel son propriétaire (qui n'est pas moi) disposait déjà d'une alimentation redressée et filtrée de +/-65 V. La section redressement + filtrage n'est volontairement pas représentée ici, mais vous devez commencez à connaitre la chanson... (sinon aller ici). Le rôle du circuit présenté ici est donc d'abaisser la tension des deux branches positive et négative de +/-65 V à une valeur non dangereuse de +/-53 V pour l'amplificateur concerné, tout en permettant un débit de courant de 3 A en régime continu.

Schéma

Le schéma ci-dessous, basé sur le même principe que celui de l'alimentation symétrique 4, représente la partie régulation seule, et repose sur l'emploi de composants courants.

Alim sym 004b

La différence par rapport au schéma de l'alimentation symétrique 4, réside uniquement dans le nombre de transistors montés en cascade pour autoriser un courant de sortie élevé tout en ne réclamant pas une diode zener de 10 W pour la stabilisation de la tension de sortie. L'avantage premier de ce genre de configuration est de bénéficier d'un gain en courant important, l'inconvénient premier étant de chuter plus de tension. Ce deuxième point n'est pas critique dans le cas présent. La dissipation de puissance dans les deux transistors "finaux" Q3 et Q6, pour un courant de sortie de 3 A, est d'environ 36 W, ce qui demande des radiateurs de grandes dimensions (voir page Calcul dissipateur). Les transistors Q2 et Q5 ne sont pas dans la ligne de mire directe mais chauffent tout de même aussi un peu, et il est recommandé de les munir d'un petit dissipateur à ailette (pour boitier TO5).

Très important

Ce régulateur n'est pas protégé contre les court-circuits, il faut donc impérativement le faire précéder par des fusibles (un dans chaque branche d'entrée). Il faut vraiment avoir conscience qu'en cas de mise en court-circuit des transistors de puissances Q3 et Q6 (un transistor dont le substrat fond ne se contente pas souvent de se couper), la tension d'entrée suit tranquillement son chemin jusqu'à la sortie et donc vers l'amplificateur de puissance. L'idéal est de placer un circuit de détection de surtension en sortie du régulateur, qui amorce par exemple des thyristors montés en parallèle sur les deux lignes d'entrée.

Régulation de la tension d'un étage de puissance vraiment utile ?

Je sais bien que ce point est très controversé, il y a les adeptes et les réfractaires, comme pour bon nombre de technologies. Ici la question ne se pose pas car le but premier est de ne pas cramer l'amplificateur. Mais quand on a le choix entre une tension tout juste filtrée et une tension filtrée et régulée, quel sont les arguments de choix ? Pour moi, il n'existe qu'une règle à adopter : soigner l'alimentation au mieux, qu'elle soit filtrée ou non, car la qualité d'un montage (quel qu'il soit) dépend avant tout de la qualité de son alimentation. Jacovopoulos, qui s'y connaissait bien en amplificateur, alimentation, distorsion et réponse impulsionnelle, préconisait une régulation d'alimentation mais il fallait qu'elle soit parfaitement réalisée. Selon lui, il valait mieux une alim simplement filtrée mais bien filtrée (bon pont de diodes et forêt de condensateurs de marque reconnue), plutôt qu'une régulation d'alim sensée présenter une impédance de sortie plus faible mais incapable de se tenir correctement aux fréquences élevées.

 

 

 

Accuil