Correcteur physiologique (Loudness) 1

 

Un correcteur physiologique, appelé également Loudness, permet d'apporter une correction en fréquence à un signal audio, correction qui varie en fonction du réglage de volume. 



Il permet de compenser la plus faible sensisibilité de l'oreille dans les fréquences graves et aigues (surtout graves) quand le son perçu est faible. Avec ce circuit de loudness qui n'est finalement rien d'autre qu'un réglage de volume adapté aux conditions physiologiques de l'oreille humaine, les fréquences graves et aigues du signal audio qu'on lui injecte ressortent moins atténuées que les fréquences aigues quand le potentiomètre est en position minimale, ce qui renforce leur présence. Au fur et à mesure que l'on monte le volume, la différence entre graves / aigus et médiums s'estompe, la réponse redevient de plus en plus "linéaire". Enfin en théorie, car en réalité la réponse n'est pas totalement linéaire, même à volume max. A noter aussi que la réponse en fréquence de ce montage diffère du correcteur physiologique 2, dans le sens ou la "correction" des aigus est ici moins marquée.

Avertissement

Un tel correcteur n'est pas fait pour corriger les imperfections d'un système d'écoute. Il est fait pour "contrecarrer" un effet lié à la constitution de l'oreille, qui fait qu'elle est moins sensible aux graves et aux aigus à faible niveau sonore (pour ceux que ça intéressent, faire une recherche sur les courbes de sensibilité de l'oreille en fonction de la pression acoustique perçue, établies par Fletcher et Munson). Mais que les choses soient claires : un tel système n'est pas parfait et ne rend pas les choses merveilleuses sous tout contexte. Il peut apporter un certain confort d'écoute à bas volume, mais la correction ne sera jamais ce qu'elle devrait être pour toutes les fréquences et pour tous les niveaux. La correction apportée est en effet plus ou moins prononcée selon la position de l'axe d'un potentiomètre de volume. Et je suis prêt à parier que pour un même volume sonore ressenti, et pour des sources musicales différentes et variées, vous ne laissez pas le bouton de volume sur la même position. Je me trompe ?

Schéma

Voici un exemple de réalisation possible, ne faisant appel qu'à des composants courants. Certains correcteurs physiologiques font appel pour le réglage de volume, à un potentiomètre particulier à prise intermédiaire (voir page Potentiomètre). Ce n'est pas le cas ici, un classique potentiomètre logarithmique est employé.


Schéma corrigé du 24/04/2011

Le signal d'entrée est appliqué sur un potentiomètre câblé en diviseur de tension classique, on récupère le signal plus ou moins atténué entre le curseur et la masse, au travers de la résistance R1 de 47K. En parallèle de ce chemin simple, le signal se fraye également un petit passage au travers des composants C1, R2 et C2, qui constituent un filtre sélectif.

Correction activée

La correction physiologique est activée lorsque l'interrupteur SW1 est fermé. Le filtre constitué des composants C1, R2 et C2 est alors en service, c'est lui qui permet le rehaussement des graves et aigus par rapport aux médiums (tout de même plus dans les graves que dans les aigus, il faut l'avouer).

Correction désactivée

La correction physiologique est désactivée lorsque l'interrupteur SW1 est ouvert. A ce moment, le signal appliqué à l'entrée ne subit aucune correction en fréquence, et le potentiomètre agit comme un simple potentiomètre de volume normal. Notez que dans cette configuration, les composants C1, R2 et C2 se retrouvent tous trois en série, cet ensemble étant lui-même en parallèle sur les deux bornes extrêmes du potentiomètre. Bien qu'ils ne peuvent être sans influence, cette dernière est vraiment minime et parfaitement négligeable.

Remarque : comme il s'agit d'un montage entièrement passif, il apporte une légère atténuation, qu'il vous faudra peut-être compenser par une amplification additionnelle à la suite.

 

 

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