Préampli micro 1

Ce montage est destiné à être utilisé avec un petit microphone dynamique basse impédance grand public, en association avec un enregistreur grand public possédant une entrée micro. Il ne peut en aucun cas prétendre à une utilisation professionnelle, de par ses caractéristiques techniques insuffisantes. Ce montage est plus destiné à montrer que l'on peut faire des choses vraiment sympa avec très peu de composants. Il s'agit du premier préampli micro que j'ai réalisé. Je l'avais intégré dans un tube d'aspirine, avec un élément 1,5V extrait d'une pile 9V (6F22). Sa faible consommation (0,16 mA environ) lui confère de nombreuses heures d'autonomie.

Le schéma

Comme vous pouvez le constater, il est vraiment très simple, et ne fait appel qu'à des composants classiques.

Preampli micro
 

Oh, un transistor que je ne trouve pas...

Le transistor 2N2711 pourra être remplacé par un transistor plus courant tel un BC107, BC108, BC109 ou même un 2N2222, du moment qu'il s'agisse d'un modèle NPN de type basse fréquence (la page Notation des composants pourra peut-être vous aider à trouver d'autres types de transistors pouvant convenir). Si vous récupérez un vieux transistor sur un appareil mis au rebus, attention à son sens de branchement. Tous n'ont pas le même brochage, et vous devrez sans doute chercher un peu afin de déterminer précisément où se trouvent les connections Base, Émetteur et Collecteur. A titre d'exemple, les transistors en boitier métallique TO18, présentent souvent le brochage suivant (attention, il s'agit d'une vue de dessus) :

TO18

Boitier T18, vu de dessous.
Exemples : BC107 à BC109, BC177 à BC179, BC377, BC338, BF120, 2N914, 2N2222, 2N2906, 2N2907...

Gain

Le gain de ce préampli est fixe et est compris entre 20 et 25 dB, c'est à dire qu'il amplifie dans un rapport de 10 à 20 environ. Autant dire que ce sera un peu juste pour certaines entrées ligne qui attendent un signal de plusieurs centaines de mV pour être à l'aise. Non, ce petit préampli est bien peu prétentieux, mais il conviendra tout à fait pour compenser la sensibilité d'une entrée micro un peu légère ou pour rattraper un signal provenant d'un microphone peu sensible.

Bande passante

Elle est très large. Très très large, même. La limite supérieure se place en effet aux alentours de quelques MHz (6 ou 7 MHz), ce qui est vraiment élevé pour un montage audio. Cette large bande passante conduirait de façon quasi-certaine à une entrée en oscillation non désirée si le gain était un peu plus important, mais là ça passe encore. Il va de soi que dans un montage plus "sérieux", on limiterait le haut de la bande passante à quelques dizaines de KHz. Mais rappelez-vous, ici nous n'avons que 5 composants...

Niveau (amplitude)

L'amplitude du signal audio de sortie ne peut pas atteindre des sommets, à cause de la faible tension d'alimentation de 1,5V. Pour éviter la saturation (détérioration importante) du signal amplifié, le signal d'entrée devra rester dans la plage de quelques mV. C'est heureusement le type de niveau que l'on retrouve en sortie de beaucoup de microphones grand public. Ce qui tombe drôlement bien, n'est-ce pas ? A titre d'info, un signal d'entrée de 20 mV se traduira en sortie par un signal d'environ 400 mV déjà un peu distordu (mais on s'approche du niveau ligne).

Ca ne fonctionne pas du tout ?

- Première chose à vérifier, le branchement du transistor. N'avez-vous pas interverti deux pattes (ou plus) entre elles ? 

- Si le montage est réalisé en l'air, c'est à dire sans circuit imprimé (c'est tentant, avec si peu de composants), assurez-vous de l'absence de court-circuit. Le boitier du transistor, s'il est métallique, est très probablement relié au Collecteur...

- La tension continue sur la Base du transistor (point commun R1 / C1) doit être de l'ordre de 0,6V à 0,7V par rapport à la masse.

- La tension continue sur le Collecteur du transistor (point commun R1 / R2) doit être de l'ordre de 0,9V à 1,0V par rapport à la masse.

- Êtes-vous certain que le micro fonctionne bien (l'avez-vous essayé ailleurs) ?
Si tout ceci est bon, il va peut-être falloir mettre en cause le bon fonctionnement du transistor, et en essayer un autre.

Amélioration possible de ce schéma

Il est possible d'augmenter un peu l'alimentation pour permettre une plus grande dynamique, et d'insérer une résistance de faible valeur, disons de 22 à 100 ohms, entre l'émetteur du transistor et la masse, plutôt que de relier directement l'émetteur à la masse. Cette résistance provoquera une contre-réaction qui sera bénéfique aux caractéristiques globales (sonorité) et à la stabilité thermique (moins de dérive en fonction de la température). Dans le même esprit d'amélioration, il est possible d'ajouter un condensateur de faible valeur, de l'ordre de 33pF à 100pF, entre la base et le collecteur du transistor, c'est à dire en parallèle sur la résistance R1. Ce condensateur préviendra tout accrochage (oscillation parasite) aléatoire, en limitant volontairement la largeur de la bande passante. Si l'alimentation ne provient pas d'une pile mais d'une alimentation secteur, vous aurez avantage à ajouter un découplage en série avec l'alimentation à l'aide d'une résistance et d'un condensateur montés en réseau passe-bas (filtre RC). Un schéma qui tient compte de toutes ces remarques, est présenté à la page Préampli micro 2.

Circuit imprimé

Réalisé avec une plaque d'expérimentation à bande. Pensez bien à couper les bandes aux trois endroits indiqués sur la vue côté cuivre : une coupure sous R2, une sous C1 et une sous C2.

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Plaque d'essai - Vue côté composants

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Plaque d'essai - Vue côté cuivre

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Plaque d'essai - Vue côté cuivre avec composants en transparence
 

 

 

 

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